Une feuille de Chêne cueillie à Verdun

Feuille de Chêne de Verdun ouvragée par Marcel Alibert

Feuille de Chêne de Verdun ouvragée par Marcel Alibert

Une feuille de Chêne, ciselée pour faire apparaître le mot « Verdun », quelques fleurs séchées jointes à un courrier, un dessin d’oiseaux en accompagnant un autre : en dépouillant les souvenirs de guerre de son grand-père, Marianne Février a été particulièrement touchée par trois lettres que Marcel Alibert avait envoyées à sa sœur Germaine, en 1918. Marianne a accepté de partager avec nous ces témoignages et de nous offrir quelques mots pour les remettre dans leur contexte.

« Ces trois lettres ont particulièrement retenu mon attention car elles sont très touchantes, et très joliment rehaussées de calligraphies et de dessins. Mon grand-père était un artiste. Même si ce ne fut que son violon d’Ingres, il peignit et dessina jusqu’à la fin de sa vie. Engagé volontaire ,il rejoignit son régiment – le 109ème d’artillerie – au départ de Poitiers le 16 décembre 1916 (il avait eu 18 ans en septembre 1916). Il eut beaucoup de chance de revenir vivant de cette terrible guerre . Il avait été gazé, mais n’en avait gardé que peu de séquelles. Il nous a quittés en janvier 1986, il avait 87 ans. »

Marcel Alibert dans les ruines d'Ostel (Aisne)- Octobre 1917

Marcel Alibert dans les ruines d’Ostel (Aisne)- Octobre 1917

Marianne Février s’est lancée en 2009 dans la retranscription du carnet de route de son grand-père, et a passé presqu’ une année à déchiffrer son écriture, à chercher et à vérifier les noms des villages où il était passé, à comprendre le vocabulaire des Poilus : « ce fut un réel plaisir pour moi de lire ce qu’avait vécu ce grand-père cher à mon cœur, qui parlait souvent de «sa» guerre. Je n’aurais jamais imaginé que je puisse être si proche de lui durant ces moments où je le lisais, où je suivais son parcours; il était tout simplement à mes côtés. Le commentaire d’un «Anonyme» sur mon blog m’a beaucoup émue et m’a donné des ailes pour finaliser cet hommage que je voulais rendre à mon grand-père mais aussi à tous ses camarades Poilus. Ce commentaire disait: De l’Aisne : courage ! surtout ne lâchez pas, vous transcrivez, nous lisons et votre grand père sourit… »

Pour lire le journal de route de Marcel Alibert dans son intégralité, visitez le blog « Journal de route d’un combattant de 1914-1918″ et rejoignez sa page Facebook!

Vous possédez vous aussi des documents témoignant du regard des combattants de 14-18 sur la nature? Participez à la « Petite collecte Nature 14-18″ de Paysages en Bataille!

 

 

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  1. Quand les combattants posaient leur fusil pour cueillir des fleurs | Paysages en Bataille - 16/05/2015

    […] cette découverte sur les réseaux sociaux, Marianne Février a réagi en m’envoyant les copies de lettres, dessins et cartes postales illustrées par son grand-père Marcel Alibert : une feuille de chêne de Verdun, quelques fleurs séchées, des dessins de muguets et […]

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