Sur les traces de la Bataille des Frontières

Le 27 mars 2016, toujours dans le cadre de la participation de l’équipe « The Full Poppies »  au challenge Oxfam Peacewalkernous vous proposons 2 boucles pour découvrir les traces de la « Bataille des frontières », une série de combats qui, au cours de l’été 1914, ont vu s’affronter les troupes allemandes et françaises dans le sud de la Belgique.  Entre forêts et villages, dans un environnement redevenu bucolique autour de Maissin, Anloy et Ochamps, nous irons à la découvertes  de cimetières et monuments aux morts, mais aussi d’autres traces méconnues et émouvantes de cet épisode de l’Histoire.

patrie_4Qu’est-ce que la Bataille des Frontières? Il s’agit d’une série de combats au cours desquels les troupes allemandes et françaises se sont affrontées autour d’une douzaine de localités du Sud de la Belgique, durant l’été 1914. Cet événement fut un des plus meurtriers de la Grande Guerre : rien qu’au cours des journées du 20 au 24 août 1914, plus de vingt mille soldats provenant de toutes les régions de France sont morts en Ardenne et en Gaume. Les Allemands ont également subi de nombreuses pertes, et la population civile souffrit elle aussi beaucoup.

Que verrons-nous lors de ces randonnées?

Les lieux commémorant les affrontements autour du village d’Ochamps illustrent bien la difficulté de maintenir la mémoire et les traces d’un événement traumatisant mais très bref. Aux abords du terrain de foot du village, une croix semble jouer les intruses dans le décor. La plupart des footballeurs qui fréquentent les lieux ignorent aujourd’hui que ce monument est en fait une des rares traces marquant l’emplacement des combats qui ont opposé Allemands et Français autour du village et à la lisière de la forêt de Luchy au début de la Première guerre mondiale. Le 22 août 1914, la bataille de Bertrix fit 2500 morts à elle seule.

anloy2Les jours suivant ce carnage, la population belge a été contrainte d’enterrer à la hâte, les cadavres des hommes et des chevaux, gonflés et noircis par la chaleur estivale. Entretenus notamment durant plusieurs décennies par les écoliers du village, la plupart des cimetières français sont ensuite tombés dans l’oubli puis ont été désaffectés, les corps des défunts soldats rejoignant d’autres nécropoles plus importantes.

Maissin 2-IMLParmi ces nécropoles (cimetière militaire français d’Ethe-Laclaireau, cimetière du Radan, à Bellefontaine, cimetière à l’Orée de la Forêt, à Rossignol, cimetières de Baranzy, Virton « Bellevue », Neufchâteau « Malome », Luchy, Anloy-Bruyères…), le cimetière de Maissin fut, au contraire, l’objet d’une attention très particulière, en partie liée au fait qu’une communauté, celles des Bretons, s’y retrouvant fort représentée, a ajouté au paysage un monument marquant. Pour rendre hommage aux nombreux hommes des régiments d’infanterie quimpérois, vannetais et brestois qui reposent parmi les 4 782 de combattants français et allemands morts en août 1914 de cette nécropole, un authentique calvaire breton du XVIe siècle, provenant de la paroisse de Tréhou, à Croas-Ty-Ru a été acheminé sur place en 1932. Acheminé pierre par pierre par la voie qu’ont emprunté les soldats bretons et vendéens tombés à Maissin en août 1914, il est accompagné d’une inscription en langue bretonne, que l’on peut traduire par ces mots: « La mort est le meilleur prêcheur, car sa voix porte jusqu’au fond!  Écoute, compatriote, toi qui as du cœur: elle te demande d’être Breton de toute ton âme. Amis allons souvent nous recueillir sur les tombes. »

IMG_9974Dans le village de Maissin, on peut encore voir les maisonnettes dites « du comité », construites en 1915, qui ont servi d’abri provisoire pour les villageois sinistrés lors des exactions commises par les Allemands en Août 1914 dans le village. Les vitraux de l’église Saint-Hadelin racontent les souvenirs de la bataille de Maissin telle qu’elle fut vécue par les soldats mais aussi par les civils du village. L’édifice renferme aussi, parmi d’autres souvenirs de ce douloureux épisode de l’histoire, un tronc de hêtre sur lequel un soldat a laissé trace de son passage à Maissin au travers d’une inscription gravée à la baïonnette.

En pratique, comment ça se passe?

-Départ de la rando n°1 à 9h30 devant l’église d’Ochamps, pour une boucle de 8 km (+/- 2 h)

-Départ de la rando n°2 à 13h devant l’église de Maissin pour une boucle de 13 km (+/- 3h30)

Ceux qui souhaitent faire les 2 randonnées doivent prévoir leur pique-nique.

C’est payant?

Que vous marchiez avec nous ou pas, participez à notre collecte en versant un don via le site d’Oxfam Peacewalker, au nom de l’équipe « The Full Poppies ». Un chapeau sera aussi mis à votre disposition lors de la rando. L’intégralité des sommes récoltées iront à Oxfam-Solidarité.

Faut-il réserver?

C’est mieux, car cela nous permet de mettre tout en oeuvre pour vous guider de façon optimale! N’hésitez pas aussi à nous poser vos questions!

Réservation et infos: info@paysagesenbataille.be, +32 (0)498 11 06 34

www.paysagesenbataille.be ou http://peacewalker.oxfamsol.be

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