De l’absurdité de la guerre

Cet été, j’ai parcouru les sites de la bataille des frontières. Ce périple était d’autant plus émouvant que j’ai découvert ces lieux au mois d’août, et donc à la période de l’année où eurent lieux ces terribles combats. Ce mois d’août fut horriblement meurtrier, et pourtant, la bataille des frontières est moins connue que celle de Verdun. C’est ce qu’explique de façon très juste le journaliste Antoine Bourguilleau  dans cet article de Slate:  »On tend à visualiser la période des tranchées comme celle de l’abomination paroxystique de ce conflit. Certes, elle fut terrible, rude, violente, mais c’est pourtant le 22 août 1914 que l’armée française connaît ce qui va rester comme «le jour le plus meurtrier de l’histoire de France», où près de 27.000 hommes sont tués, notamment en Belgique. »

En fait, entre le 20 et le 22 août 1914, plus de 40 000 soldats français vont trouver la mort dans cet épisode oublié de la Grande Guerre.

On prend la mesure de la violence de ces combats en visitant les sites du Sud de la Belgique et leurs cimetières où reposent, souvent dans la même enceinte, des Français et des Allemands… Dans les allées des cimetières de Maissin et Anloy, j’ai été frappée par quelques tombes dont les particularités dénoncent de façon flagrante, bien qu’involontaire, l’absurdité de la guerre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tags:

Pas de commentaire

Laisser un commentaire


deux × 1 =